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l'Astre rouge

les oeuvres > MENACES COSMIQUES

l’Astre rouge par Roger Trubert, éd. de Montsouris, 1945, collection " Pierrot " N°25, 1 fascicule  broché in-12ème, broché de 93pp. couverture illustrée par Jacques Souriau. roman d’expression française. notice biographique in "Le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N°17, avr. 1997 et N°26, nov/déc. 2001
1 ère parution : 1945
menaces cosmiques

Roger TRUBERT
(aucune référence)

Le jeune et sportif reporter photographique Jean Sartène rend visite à son " père spirituel ", François Langevin, astronome de l’Observatoire de Paris pour lui faire confirmer la surprenante nouvelle d’un astre inconnu qui , s’approchant de la terre, risque de la faire voler en éclats. Mourir pour mourir, ils décident de le faire avec panache et efficacité, grâce à la " Puce des mers ", le sous-marin de leur ami, commun, l’océanographe Louis Perceval. Ils souhaitent donc traquer " l’astre rouge " sur son lieu de chute, en plein océan Pacifique, près des îles Marquises, pour un reportage scientifique et cinématographique unique et… dernier.
La " Puce " est rapidement préparée grâce à Mathurin Le Goff, un taciturne et efficace Breton, chef mécanicien, et avec les aides de Jacques Pers, le radio ainsi que celle des deux matelots Legrand et Cantebrie. La collision aura lieu dans les quinze jours. Le sous-marin ayant pris position, guette l’arrivée imminente du bolide. La mer se convulse jusqu’en ses tréfonds, la température monte de façon vertigineuse, un brouillard chaud et tenace obligent à une immersion profonde. Le temps passe, et bien que bousculés à l’intérieur de la tôle, nos protagonistes émergent… non loin d’une île extraordinaire, rouge et inquiétante qui se dresse à l’endroit de la fosse  de Canet.
L’exploration de l’île-qu’ils prennent pour l’astre rouge lui-même- apporte une moisson d’informations et d’objets étranges : des animaux curieux, des végétaux bizarres et savoureux, et même un édifice  construit dans un métal inconnu bleuâtre, en forme de champignon, au haut d’une volée de marches en or pur. Langevin les assure que si ce lieu est bien extraterrestre, il ne peut s’agir que d’un éclat du bolide qui , en frôlant la terre, s’est abîmé dans les flots.
Le temps presse car l’eau du Pacifique ronge le soubassement de l’île lequel bientôt disparaîtra dissous dans l’océan. Se dépêchant de faire une ample moisson de chaque objet étrange, ils ne prennent pas garde à la menace constituée par un pauvre fou de naufragé lequel, ayant vu lui aussi les richesses de l’île, tente de se les approprier, en réduisant l’effectif du sous-marin à l’impuissance. Ce qui faillit réussir, si l’île ne s’était mise à s’enfoncer, amenant  la fuite éperdue de tout le monde vers le large. Quant au reste du monde, on apprend incidemment que :
" il ne demeurait plus rien de la Nouvelle-Guinée, ni des îles de la mer d’Arafoura. Ils apprirent que les deux tiers de l’Océanie s’étaient abîmés dans le Grand Pacifique. Les Philippines n’existaient plus. La presqu’île de Malacca était également rayée de la géographie.(…) On sut plus tard que Madagascar était désormais rattachée à l’Afrique et n’était plus qu’une presqu’île. Le Japon s’était augmenté de quelques îles et le détroit de la Corée était comblé "
Grâce aux droits d’exploitation des films et des produits extraordinaires rapportés par la petite équipe, l’observatoire de Paris put être reconstruit et la renommée de Jean Sartène portée jusqu’aux confins du monde encore intact.
Un roman d’aventures pour enfants dont seule la première partie se rattache à notre thème. Un style volontairement mâché et didactique qui fait passer les extravagances d’une intrigue que l’on retrouve aussi bien chez Katsantsev que chez Hergé.


couverture  de "l'Astre rouge"
couverture de l'édition originale
 
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