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LES INVASIONS EXTRATERRESTRES

Les extraterrestres nous en veulent depuis très très longtemps. Vraiment, ils ne nous aiment pas. Ils convoitent nos terres, notre air, nos océans, nos sols. Ou alors, tout simplement, pour rien, ils nous détestent au point de vouloir nous éradiquer.  L’espèce humaine, qui sait bien ce que parler veut dire, n’a de cesse de projeter sur l’Autre, l’Alien, l’E.T., l’Etranger, le Communiste, le Juif, la Femme, et j’en passe, ses propres névroses.
Plus dangereux  de comportement, plus visqueux le physique !
Tout a commencé avec la « Guerre des mondes » de H.G.Wells, qui a planté le décor et défini les canons (marsiens aux tentacules de pieuvre, aux gros cerveau, aux yeux globuleux). Les B.E.M. (entendez Big-Eyed-Monsters) ont débarqué sur la terre pour notre malheur. Sous les aspects les plus étranges, sous forme de cerveau mou comme dans « les Voleurs de Cerveaux » de Murray Leinster, ou sous forme de pierres (« Une invasion de Sélénites » de léon Groc), ils s’attaquent à l’homme qui ne fait pas le poids devant eux. Lorsqu’ils arrivent en soucoupes volantes, c’est presque rassurant : ceux-là au moins ont quelque chose d’humain. Mais que dire des « Seigneurs des Sphères » de Daniel Galouye,  globes d’énergie incompréhensibles ou des « Saints d’or » de Herbert Rosendorfer, des géants immenses et glauques au comportement aberrant ?
Cette terrible étrangeté se coule parfois en des formes géantes. Les guêpes gigantesques habitées par des entités extraterrestres dans « les Furies » de Keith Roberts sont tout aussi terribles que les aliens de neuf mètres de haut du «Grand Silence » de Robert Silverberg. Les premiers réduiront l’humanité en esclavage  (du moins ce qu’il en reste) pour les aider à construire une société sur le mode des insectes, les deuxièmes, totalement impitoyables et irrationnels font édifier des mur de deux cents mètres de hauteur autour des grandes métropoles. Dans quel but ? Parfois, l’envahisseur est tout petit, invisible, microbien. Mais non moins dangereux. Il s’empare du corps et de l’esprit, transformant l’amant, le mari, la sœur en ennemi résolu : les « Graines d’Epouvante » semées, l’humanité est touchée par la contagion, jusqu’au dernier. Plus ils seront petits, plus ils seront redoutables : la taille du virus (« Le Virus Andromède », « Invasion » de Cook) leur convient à merveille.
Voilà que l’indicible a eu lieu, les Aliens ont gagné la partie. Partout, sur Terre, s’élèvent leurs constructions surréalistes dans lesquelles ils vaquent à des occupations mystérieuses. La série des « Tripodes » de John Christopher (à destination des enfants) offre une situation cauchemardesque,   la terre étant destinée à être remodelée pour fournir un asile ad hoc aux Etrangers. Dans « Terre de Lierre » de Tanith Lee, seules subsistent des ruines où errent des humains oublieux de leur origine. Dans «  la Cage de Londres » de Jean-Pierre Guillet (une suite au roman de Wells), les hommes, ravalés au rang de vaches à lait fournissent leur sang à des marsiens-vampires. Dans « Génocides » de Thomas Disch, leur mépris à notre égard est tel qu’ils ne consentent même pas à apparaître. Ils ont ensemencé la terre entière avec la « Plante » dont ils se nourrissent, qui fait périr tout le reste, et qu’ils viennent cueillir périodiquement. Rares sont les ouvrages où le contact est amical, où l’on procède à des échanges économiques favorables aux deux parties : rappelons-nous le sort des Indiens !
Le thème de l’invaison extraterrestre est l’un des plus vieux du domaine conjectural. Il pourra perdurer en reprenant indéfiniment les poncifs de la peur de l’Autre.



 
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