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Feu dans le ciel

les oeuvres > MENACES COSMIQUES

Feu dans le ciel par F. Richard-Bessière, Fleuve Noir éd., 1957, coll. " Anticipation " N°64, 1 vol.broché,  in-12ème, 185 pp. couverture illustrée par Brantonne. roman d’expression française
1ère parution: 1957
menaces cosmiques


F.RICHARD-BESSIERE

(1923-2011) Richard-Bessière est un écrivain français bicéphale, composé de RICHARD (Editeur du Fleuve Noir et correcteur des textes) et BESSIERE, écrivain. (revendiquant ultérieurement la seule paternité des récits). Créateurs de la collection Anticipation au Fleuve Noir. Plus de cent romans à leur actif. Ont également signé des romans policiers et d'espionnage (F.H. RIBES). Une grande inventivité mais un style relâché.

Roland Mercadier, en cette année 2048, quoique astronome compétent, a délaissé son domaine pour l’exploration de l’océan. Il vient d’inventer un appareil hyper-sophistiqué, l’aquajet, à propulsion " magnéto-atomique " qui lui permet, en compagnie de sa femme Nancy et de Steve, le rejeton de l’entreprise américaine Whitefield and Cie qui finance les recherches, de sonder les fonds sous-marins. Le voyage révèle la présence à plus de dix mille mètres de profondeur, d’une ville étrange quasi-intacte qui leur livrera des trésors, des plaques ornées d’une écriture inconnue ainsi qu’une boîte remplie d’une bizarre gelée grise qui semble vivante. Puis, d’autres préoccupations détournent nos héros du monde sous-marin. Le sergent Peck de la station de Pluton vient de signaler l’approche en notre système solaire d’un monstrueux soleil noir qui semblerait vouloir couper l’orbite de la terre. Le major Parker demande à Roland et ses amis d’aller vérifier sur place la réalité de cette menace.
Au cours du trajet interplanétaire, ils réceptionnent un message incompréhensible, émis, semble-t-il, par  l’un des satellites qui accompagnent le soleil noir dans sa course. Après l’étape plutonnienne, ils décident d’en avoir le coeur net et se dirigent vers ce satellite, où vit une société hautement civilisée. Ils atterrissent sur Kalpa (c’est le nom de ce monde) où ils sont accueillis par le Président Un, un être à l’apparence totalement humaine qui, une fois les barrières de la langue vaincues, leur fait des révélations inattendues et surprenantes. Il leur dit que la situation dramatique vécue actuellement par la Terre n’est pas nouvelle. Dans le passé déjà, il y a quatre millions d’années, la menace cataclysmique s’était retrouvée presque à l’identique avec celle d’aujourd’hui.   Le soleil noir, qui parcourt une orbite très elliptique, recoupe régulièrement l’orbite terrestre. Les Terriens de ce temps-là , grâce à leur avance technologique, avaient pu se sauver à temps en émigrant vers les systèmes stelaires voisins. Certains d’entre eux se sont installés sur Kalpa, tout en faisant souche.
Sur Terre, était resté le professeur Kadwidj qui, avec des boîtes de " concentrés de vie " s’était donné pour mission de faire renaître l’espèce humaine de ses cendres. Actuellement, en face de la nouvelle menace, les Kalpiens ont décidé d’abandonner leur monde et de rejoindre leurs ancêtres dans le système de Proxima du Centaure. Ils ne peuvent rien pour les Terriens , les premiers n’ayant pas le temps matériel de les aider, les seconds n’ayant pas l’avancée technologique nécessaire qui leur permettrait de se soustraire au péril. D’un commun accord , nos héros décident de laisser leurs congénères dans l’ignorance de la menace mortelle qui condamnera irrémédiablement le monde et, au contraire, de les rassurer, pour éviter toute panique prématurée, en leur annonçant que les Kalpiens viendraient à leur aide. Après un retour triomphal sur Terre , le ton change lorsque augmente la pression exercée sur la mentalité des hommes par l’approche du soleil noir :  
" le 9 décembre , le Soleil noir coupa l’orbite de la Terre à quelque 550 millions de kilomètres. La Terre bascula sur son axe , les océans déferlèrent, engloutissant l’Islande, l’Australie et Madagascar. En quelques secondes , des millions d’êtres humains avaient péri. Notre Soleil était environné de langues de feu qui atteignirent d’abord Mercure. Cette planète éclata comme une grenade sous la poussée des gaz brusquement libérés. Une grande vague rouge monta à l’Occident. Un disque d’argent apparut. C’était le Soleil noir, qui, à l’approche du nôtre, se réchauffait et devenait ainsi brillant. Les deux astres jetaient impitoyablement leurs feux en direction de la Terre , absolument désemparée. Un désordre indescriptible régnait dans les cités. A San- Fransisco , les rues étaient noires de monde. On courait , on se piétinait, on s’écrasait, on ne savait où aller. ".
Alors que le monde bascule dans l’abîme, quelques couples, en compagnie de François et Nancy, munis de " boîtes de vie", s’embarqueront à bord de l’aquajet  pour gagner la cité sous-marine  afin de réitérer l’exploit de leur ancêtre, le professeur Kadwij.
Un récit qui joue avec l’idée de catastrophe cyclique , basé entre autres sur l’anéantissement d’un continent englouti (l’Atlantide?). La description moderniste d’une technologie très " année cinquante " donnent un relief kitsch à une aventure encore lisible aujourd’hui, ce qui est une performance de la part de cet auteur populaire.


couverture du roman "Feu dans le ciel"
couverture de l'édition originale française
 
 
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