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Et la terre se refroidissait...

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Et la terre se refroidissait…par Camille Vilain, pp.49-55, in « J’ai vu naître mon père », éd. de la Plume d’Or, 1953, 1 vol. broché, in-12 ème , couverture muette. recueil de nouvelles. nouvelle d’expression française.
1 ère  parution : 1953
menaces climatiques

Camille VILAIN

Très peu de références au sujet de cet auteur français, peu édité ou auto-édité. Plutôt poète que romancier, il se définisait lui-même comme "Poète lauréat de l'Académie française", "secrétaire des poètes français et écrivains combattants". On trouve de lui plusieurs recueils de poèmes (souvent des tapuscrits), un roman et un recueil de nouvelles (J'ai vu naître mon père).

«Et la Terre, inexorablement, se refroidissait toujours..»
Cette petite phrase scande constamment ce court texte comme la mélopée d’un chant funèbre. La Terre se refroidissait sans qu’on en connaisse les raisons. Année après année, hiver après hiver, le froid devenait plus intense, avec ses glaciers, son gel, ses bises continuelles. Les humains, qui se défendent  pied à pied contre l’adversaire impitoyable, sont contraints d’abandonner le terrain.
La France glacée, la Manche gelée, les villes mortes recouvertes par la banquise, le manque d’aliments, tout  force les peuples à se diriger vers le Sud là où ils croient encore  trouver de meilleures conditions d’existence.
Mais le refroidissement est vraiment universel. Ni en Amérique, où l’on creuse profondément pour rechercher du charbon, ni en Europe, où l’on brûle toute la couverture végétale, rien ne peut enrayer le froid. Les hommes meurent en masse, les frontières se modifient, les Etats disparaissent, la Méditerranée se réduit à un chaos de séracs glacés. Le globe étant à présent quasi pétrifié dans la glace, voici que meurt en Afrique le dernier représentant d’Homo Sapiens, héritier de millénaires de civilisation. C’est la fin !
Et pourtant… pourtant ce n’était rien de plus qu’un mauvais rêve qu’a fait notre ami Jean en ce terrible hiver de 1944, une  façon de relativiser le malheur !
Une petite nouvelle bien ciselée, décrivant les effets d’une glaciation générale, elle-même métaphore de la mort, gâchée, hélas ! par la chute stéréotypée , si fréquente dans cette sorte d’écrit.


couverture du recueil de nouvelles "j'ai vu naître mon père"
couverture du recueil, édité à "la Plume d'Or", contenant notre nouvelle
 
 
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