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Et ce fut la guerre atomique

les oeuvres > MENACES ET GUERRES NUCLEAIRES

Et ce fut la guerre atomique par Marcel Bouquet, Métal éd., 1954 , coll. " Série 2000 " 1 vol. broché, in-12ème , 205 pp.  couverture illustrée par Gam. roman d’expression française
1ère parution : 1954
menaces et guerres nucléaires

Marcel BOUQUET
(aucune référence)

Le capitaine de corvette Peter Alayeff croisant en méditerranée attend l’heure fatidique pour lancer sa soucoupe atomique sur Casablanca car, quelle que soit l’avancée des négociations entre Russes et Américains, il vaut mieux prévenir que guérir :
" Sous un ciel bleu clair où s’épanouissaient une succession de nuages blancs soulignés de reflets orangés, en forme de dômes étagés les uns au-dessus des autres, Casablanca n’existait plus. Elle gisait, calcinée, grand cadavre de ville assassinée, étendue, parsemée de monceaux de pierres noires mangées par endroits d’une sorte de moisissure jaunâtre, de tumuli de briques pilées, vitrifiées, d’où se détachaient à contre-jour, comme autant de gibets, des carcasses disloquées d’immeubles hérissées de pièces de ferraille. Des incendies achevaient de détruire le peu qui restait de la ville. "
Jean Ternant un chercheur physicien, l’un des rares survivants de la déflagration, sera miraculeusement sauvé par un hélicoptère. Soigné mais enfermé dans l’hôpital militaire de Marrakech, remis sur pied grâce à " Barbichet ", un médecin qui espère s’en servir comme cobaye, il sera pris en charge par le docteur Escobar pour être affecté avec le grade de capitaine dans une base secrète.
A CBM1 (Tanger) ou CBA1 (Oran) on suit avec angoisse les destructions massives opérées par les Russes. C’est sous terre, dans le SCR999, une base ultra-secrète, que Jean Ternant prendra connaissance de sa première mission, agréable au demeurant. Un énorme engin volant russe a été abattu. Le pilote, une jeune femme, le lieutenant Tatiana Kounine, prétendra avoir quitté son pays pour se rendre aux occidentaux. Soupçonné d’être une espionne, Jean Ternant est chargé de la sonder. En convalescence factice dans une maison de repos militaire, il fréquentera suffisamment Tatiana pour en tomber amoureux, convaincu de l’innocence de la jeune femme. Hélas ! C’est un faux constat, puisqu’elle avait prévu de l’empoisonner.
Jean est rapatrié en sa base et Kounine mise en prison.  La guerre nucléaire perdure, les coups se répètent de part et d’autre :
" Sept secondes plus tard, dans la salle du SCR 999, malgré les épaisseurs de béton, malgré les parois insonorisées on perçut comme un vague rugissement étouffé, on sentit comme une longue trépidation, une secousse cosmique éloignée, qui se répercutait dans les membres et la tête. La calotte d’acier du puits principal s’était soulevée, les rampes de lancement venaient de  lâcher, à une seconde d’intervalle, les vingt-quatre fusées d’interception de cinq mètres de long chacune, dont le ventre était bourré d’oxygène liquide et d’alcool s’enflammant sous pression téléréglable dans la chambre de combustion ; vingt-quatre fusées dont douze perforantes à charge creuse et douze à détonateur acoustique de proximité ; vingt-quatre fusées téléguidées possédant un radar spécial de poursuite ; vingt-quatre fusées qui, en une minute, avaient atteint la vitesse de 5 000 kilomètres à l’heure. "
Peter Alayeff assistera à la destruction de son navire, puis subira sa propre mort sur la terre maghrébine, fauché par une mitrailleuse. Ternant sera réaffecté auprès du colonel Bonhote, à Plutonville, une autre base secrète. Celui-ci, en militaire désabusé, lui prédit la fin du monde si les opérations militaires ne prennent fin.
En sa base se construit la station orbitale de demain, tous les éléments étant prêts à être lancés puis assemblés dans l’espace. Les astronefs, déjà opérationnels, n’attendent que le moment favorable. Pour passer le temps, Jean est convoqué comme témoin au procès de Tatiana. Malgré ses allégations en sa faveur, elle sera condamnée à mort mais sauvée en toute dernière extrémité lors de sa conduite sur le lieu d’exécution,  par le souffle d’une explosion qui a dévasté Marrakech. Ternant revient donc avec Tatiana auprès de Bonhotte juste pour se faire confirmer que l’enfer sur terre a commencé : les Russes ont lancé toutes leurs forces dans le conflit :
" Toutes les îles, tous les continents du monde ont subi des raz-de-marée formidables. La mer a envahi la terre à plus de cent kilomètres des côtes. Un peu partout des montagnes se sont mises à cracher le feu. De toutes manières, c’est la fin des hostilités, la réconciliation universelle. Les explosions atomiques massives au Pôle Nord ont pollué l’atmosphère, d’immenses nuages radioactifs errent à l’aventure, semant la mort sur des milliers de kilomètres carrés. Il paraît même que la couche d’ozone a été déchiquetée. "
Des tremblements de terre incessants confirment que l’axe du monde vacille, que les neiges des pôles se sont mises à fondre, que l’atmosphère est envahie par d’immenses nuages radioactifs. La seule solution pour Jean et Tatiana, avec l’approbation du colonel, est de s’embarquer à bord d’un astronef et de vivre dans l’espace, à l’intérieur du nouveau satellite en voie d’achèvement.
Un roman-patchwork dans la veine des récits français des années cinquante : une reconnaissance sans borne envers les américanismes et descriptions des engins spatiaux à la Oberth, beaucoup d’annotations techniques, une intrigue plate, un héros à la mentalité villageoise et une grande admiration pour l’arme nucléaire.


couverture du roman "Et ce fut la guerre atomique"
couverture de ce roman paru dans la célèbre collection "Métal"
 
 
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