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Et Adam refit le monde

les oeuvres > LE DERNIER HOMME

Et Adam refit le monde par Mariette Wanhalewyn, Ouest-France éd., 1989, 1 vol. cartonné, format à la française, non paginé, couverture et illustrations de Rita van Bilsen. nouvelle d’expression néérlandaise.
1 ère  parution : 1987   titre original : Kleine Adam
le dernier homme


Mariette  VANHALEWYN

(1940-) Femme écrivain belge de langue flamande, spécialisée dans la littérature enfantine. Journaliste au "De Standaard-Het Nieuwsblaad" où elle assure la direc tion de la rubrique enfants. Ecrit des nouvelles  depuis plus de 20 ans.

Le petit Adam fit le constat que le monde tel qu’il était ne lui plaisait plus :
« Adam regarde autour de lui.
Il voit
Des gens pressés,
Des voitures pétaradantes,
Des manifestants bruyants,
Des ambulances,
Des enfants se querellant dans une cour d’école,
Des cheminées crachant leurs noires fumées,
Des usines délabrées,
Des immeubles bien trop hauts,
Des fleurs bien trop rares…
Et trop peu de verdure… »
D’un coup de balai, il  fit disparaître tout cela. Le voilà seul, et bien content de lui. Assis près de son balai, au centre du monde, il s’ennuya ferme au bout de peu de temps. Alors, il repeupla son monde  d’oiseaux qui pourtant n’avaient plus d’arbres pour poser leurs pattes. Il recréa donc la forêt pour eux, pensant qu’ils seraient satisfaits. Mais non ! Car sur toute l’étendue de la sylve, les oiseaux n’avaient rien à manger et le lui firent savoir. Adam leur dessina donc des insectes, pour les nourrir, et aussi des poissons, pour son amusement. Bientôt, irrité par leurs incessants pépiements, il dessina leur pire ennemi, le chat Tibert qui, tout seul de sa nature, mit fin aux débordements, et se transforma en petit tyran.
Adam se dit que dans le monde d’avant, il avait des copains. Qu’à cela ne tienne : bientôt Jérôme, Farida et Sarah, Pierre et le petit David, qui pleure pour voir son papa, l’entourent. Et des terrains de football, et les maisons des villes… Enfin, il se dit qu’il a ressuscité son ancien monde, avec toutes ses tares :
« C’est de nouveau la guerre
Quelque part dans le monde.
Des morts,
Des blessés…
Partout la désolation
Des enfants meurent de faim.
Des hommes fuient d’autres hommes.
Des armes,
On en voit partout,
Comme si chacun était prêt à se battre.
Comme si, pense Adam,
Je n’avais pas essayé de refaire le monde. »
Il s’apprête à nouveau à réparer son erreur mais cette fois-ci les gens ne sont pas d’accord :
« Adam voudrait parler aux gens
De cet autre monde qu’il avait imaginé.
Mais cela les énerve.
Tais-toi donc un peu, disent-ils.
Il n’y a pas d’autre monde. Quand vas-tu comprendre cela, Adam ? »
Finalement, le petit Adam comprit qu’il n’arriverait vraiment à changer le monde qu’avec l’appui de tous, afin d’y bannir à jamais la haine et la pauvreté.
Un petit livre illustré à l’usage des enfants, animé d’un esprit missionnaire. « Et Adam refit le monde » distille de nombreux messages tels que l’évolution expliquée aux tout-petits, l’interdépendance des espèces, la force de la communauté dans l’espoir du renouveau, enveloppés dans une historiette d’une naïveté toute apparente.


couverture de l'album "Et Adam refit le monde"
couverture d'un album pour enfants empruntant à notre thème
 
 
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