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EPIDEMIES

Contaminations, Epidémies, Pandémies sont les termes d’une terrible réalité depuis les découvertes de Pasteur. L’ennemi invisible, présent autour de nous et en nous, se montre d’autant plus dangereux qu’il nous est consubstantiel. Son effet dévastateur est amplifié par sa petitesse, son mode de propagation, sa morbidité. Plus les hommes seront nombreux et plus les risques seront grands. Ancré dans une brûlante réalité (SIDA, SRAS, Grippe Aviaire, Encéphalite Spongiforme, etc.), le thème de la contamination se porte à merveille dans le roman catastrophe dont il est devenu l’un des motifs prégnants et récurrents.
La propagation peut être involontaire ou volontaire. Dans le cas d’une dissémination involontaire, les épidémies éclatent, sans cause définie, parfois à cause de notre mode de vie lui-même.  L’épouvantable Bacille de Hansen a toujours la cote comme dans « la Peste à New-York » de Craven et Marr ou « la Mort Noire » de Graham Masterton. Bien fait : les Américains n’avaient qu’à enterrer leur déchets au lieu de les balancer à la flotte !
Par d’autre virus, aux effets terrifiants, les petites bêtes attaquent sur tous les fronts : dans « la Peste Ecarlate» de Jack London, peu d’heures séparent l’infecté de sa mort. Dans « Bref rapport sur une très fugitive beauté » de Jérôme Leroy, le virus sanguin est la traduction en terme épidémique de la mort même des sociétés modernes.
Les effets ne se limitent pas qu’à l’atteinte physique. Quelles sont les manifestations les plus horribles, celles du rire béant qui provoque une mort crispée dans « le Rire jaune » de Pierre Mac Orlan ou celles de la haine atroce, viscérale que déclenche tel virus dans « la Ballade de Tony Burden » de Pierre Pelot ?
D’ailleurs, les petites bêtes attaquent sur tous les fronts : les yeux, de préférence (« l’Eclipse » de Régis Herbert), l’Aveuglement » de José Saramago), la voix (« La République des Muets de Max Aghion et Saint-Granier), le sexe, bien sûr, (« Barbe grise » de Brian Aldiss,) rendant stériles les hommes et infécondes les femmes. Volontaires, les disséminations seront assurées par le Savant Fou comme dans « le Bacille » d’Arnould Galopin ou « l’Invasion des Macrobes » d’André Couvreur. Plus sûrement par une recherche militaire sophistiquée. Robida dans « la Guerre au XXème siècle » dénonçait prophétiquement le fléau à tel point que la guerre microbienne devenait l’un des thèmes favoris dans les ouvrages traitant de guerres futures. Dans « l’Offensive des Microbes «  du Prof. Motus  (Chut ! n’en disons pas plus), le mode de propagation est encore rustique : les Français  expulsent les cadavres infectés sur le sol prussien par voie aéronautique! Aujourd’hui, de l’obus à miasmes (« l’Obus de Cristal » de Paul d’Ivoi) l’on est passé à l’épandage par aérosol (« le Premier cavalier de l’apocalypse » de John Case). Enfin que dire de la monstruosité que constitue l’invasion terrestre par un virus extraterrestre. Pure méchanceté et situation inédite puisque nos organismes n’auront su développer d’anticorps. Il faudra toute l’astuce des biologistes pour vaincre « le Virus Andromède » de Michael Crichton. Quant aux virus de Cook dans « Invasion » on a eu chaud, tellement le corps dont il s’était emparé mimait le véritable être humain.
Il n’est pas forcé que les attaques soient directes. Le virus infectant toutes les variétés de riz provoque une famine mondiale dans « Terre brûlée » de John Christopher. De même, le pétrole qui pourrit (« Fuel aux as » de John Kenyon), le papier qui se décompose (les Naufragés de Paris de Georges Blond) provoqueront aussi sûrement l’effondrement social. Ces conséquences – explorées avec enthousiasme par les auteurs- sont aussi dévastatrices que le fléau lui-même. L’émergeance d’un pouvoir mégalomane et dictatorial dans « Shadrak dans la fournaise » de Robert Silverberg ne cède en rien à la destruction de la cellule familiale dans « Le Vieux et son implant » de Paul Béra, ou aux déplacements de populations  ("Les Cinq Sens"  de Joseph Delteil)
Le thème de la contamination, le plus réaliste qui soit avec celui des « guerres futures », se retrouve aujourd’hui en une quantité importante d’ouvrages et – n’en doutons pas -  restera d’actualité dans le cadre d'une angoisse suscitée par une nature de plus en plus déteriorée.


 
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