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DUREE DES EQUIPAGES: 61 MISSIONS

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DUREE DES EQUIPAGES: 61 MISSIONS
par P.J. HERAULT

guerres futures 1


P.J. HERAULT

(1934-) Ecrivain français de science-fiction et d'espionnage. Anciennement journaliste, antimilitariste, marqué par la guerre d'Algérie, passionné de pilotage. Auteur-phare au Fleuve Noir. A écrit une trentaine de romans et plusieurs séries de SF. Un style agréable et des intrigues charpentées.

Vol.01: Sergent-pilote Gurvan,  Fleuve noir éd. 1987, Coll. "Anticipation" N°1562, 1 vol. broché, in-12ème, 185 pp. roman d'expression française
Une guerre d'une durée de cinquante ans oppose la Terre à des adversaires non déterminés (manifestation d'origine humaine) au moyen d'une technologie quasiment identique: d'énormes forteresses volantes, d'une longueur de dizaines de kilomètres, qui servent de bases d'appui à des "intercepteurs", engins de combat puissamment armés,  et des unités de soldats d'infanterie, appelés à prendre pied sur le sol des planètes devenus champs de batailles. La manoeuvre est simple et quasiment toujours la même. Les Intercepteurs appuient les "Raiders", d'immenses lance-flammes, programmés pour faire griller les forteresses. Une nuée d'intercepteurs les protègent. Vu la brièveté d'un combat dans l'espace et le délai de survie d'un pilote (qui ne dépasse pas le temps de 62 missions ), la haute technicité de pilotage mise en jeu, les jeunes pilotes sont conditionnés in utero à leur mission:
"Désormais on savait très bien, en unissant un spermatozoïde à un ovule, quelles caractéristiques manifesteraient l'être humain qui naîtrait; C'est comme ça,  justement, que les Materedus recevaient les proportions de combattants exigés par les armées. Trente-huit pour cent de troupes au sol, douze pour cent de pilotes, dix pour cent de navigants de toutes sortes, et quarante pour cent d'auxiliaires, comme ils disaient."
De petite taille, élevés dans des crèches éducatives (les Materédu), filles et garçons, sans relations autres que celle de la chaude fraternité du combat, vivent un engagement de sept ans pour une durée de vie maximum d'une année. Après ces sept ans (s'ils sont encore en vie) ils seront démobilisés. Ceci explique la psychologie très spéciale que développent ces combattants. L'on fête chaque victoire au champagne, boisson leur étant exclusivement réservée. On ne pleure pas les morts. On n'en parle pas. Ils ont disparus.
Sur l'unité de combat 928 puis sur le SO4 dit "la Saucisse", il faudra peu de temps à l'apprenti-pilote Gurvan pour devenir opérationnel sur Intercepteur. L'entraînement, extraordinairement complexe à cause des vitesses acquises et de l'électronique embarquée , fera plus appel à l'instinct qu'à la raison. Pourtant Gurvan se désespère de devenir leader, soit le N°1 de l'équipe. Il se sent maladroit car pour être promu, il lui faut abattre au moins six intercepteurs ennemis. Contrairement à sa camarade Dji qui atteindra vite le grade d'officier, lui, malgré de nombreuses sorties, n'a toujours rien à son tableau de chasse. Son copain Sank, pilote de "tracteur", (appareil ramenant à la base les intercepteurs en panne), lui recommande d'être patient. Gurvan jouit pourtant d"'une aptitude rare qui est de pouvoir calculer avec une précision extrême les déplacements, les trajets de retour, les appontements de son engin. Il réussit même cet exploit extraordinaire de ramener l'un de ses coéquipiers abîmé sur le sol d'un astéroïde. Cependant le temps passe vite et le danger d'être abattu augmente corrélativement:
"Les Géos fonçaient vers les raiders qui se trouvaient maintenant sans protection. Ce fut un carnage. les explosions se succédaient si vite qu'il n'était même pas possible de les compter. (...) Japy engagea tout de suite trois Géos qui se suivaient. Il était en bonne position mais sa rafale passa entre deux appareils. Gurv surveillaient leurs arrières, s'efforçant de ne pas se laisser surprendre à ce moment-là par les évolutions de son leader.. le combat avait commencé près de la surface de l'astéroïde, ce qui représentait une nouvelle difficulté pour en pas percuter, en évoluant. Tout de suite il fut d'une violence inouïe. Deux Intercepteurs volants au-dessus l'un de l'autre se heurtèrent de front, disparaissant dans une énorme boule blanche d'énergie pure."
Il a déjà vu disparaître autour de lui de nombreux amis comme Rhal, un officier mythique et impétueux aux nombreuses victoires.  Dji, de son côté, poursuit sa carrière tout en ne  se reconnaissant jamais l'existence d'un sentiment amoureux à l'égard de Gurvan. Le statut de ce dernier changera radicalement lorsque le SO4, trop lent pour pourchasser les "Géos", les appareils ennemis, sera remplacé par "l'Aiguille", un nouvel intercepteur, profilé pour la chasse et mieux armé que l'ancien. Le jeune pilote s'y sent parfaitement à l'aise. D'ailleurs la guerre semble changer de nature, la Terre repousse les envahisseurs, les armées d'infanterie prennent plus souvent d'assaut les sols hostiles. Gurvan et ses amis, lors d'un atterrissage forcé dans le cadre d'une mission d'accompagnement des armées terrestres, y parferont leur entraînement. Ils apprendront à combattre au sol, soulevant l'admiration des fantassins
Vol.02: Gurvan: les premières victoires,  Fleuve noir éd. 1987, Coll. "Anticipation" N°1584, 1 vol. broché, in-12ème, 184 pp. coiuverture illustrée par Peter Elson. roman d'expression française
Les sorties continuelles se terminant en catastrophe, Gurvan et Dji atterrissent sur une planète inconnue. Les Flèches inutilisables, abandonnées à eux-mêmes, ils vivront une vie de Robinson, non dénuée de charmes cependant:
"Le lendemain il abattit un gros oiseau qui courait dans l'herbe. Ce fut moins difficile qu'il ne l'imaginait. En revanche, pour le dépecer, enfin le plumer, il dut se blinder. Ils se baignèrent encore. Le matin et l'après-midi. Et se baladèrent, un peu au hasard. Ils parlaient de plus en plus. De n'importe quoi, un arbre, des fruits, qu'ils n'osaient d'ailleurs pas goûter, aussi bien que de la guerre."         
Sans électronique, pêchant pour survivre, ils apprennent à se connaître,  et un sentiment doux s'insinue à leur insu dans leurs coeurs. Lorsqu'ils en prennent conscience et que l'idée de déserter les effleure, ils appellent un tracteur pour les ramener sur leur base. Leur longue absence à tous deux soulève des soupçons et ils passent un interrogatoire sévère. Mais les examens psychologiques et médicaux ne prouvant rien, ils réintègreront finalement leur unité où, durant tout ce temps d'absence, Gurvan est devenu célèbre parmi les auxiliaires. La vie habituelle recommence au cours de laquelle Gurvan abat quatre Géos en un seul combat, pulvérisant le record des intercepteurs.
Il ne jouira pas longtemps de sa victoire. Sans signe annonciateur, leur forteresse volante est prise sous le feu des thermiques de multiples Raiders ennemis. L'affolement et la mort se propagent dans les unités intérieures. Avec Sank et Dji, Gurvan tente d'atteindre la zone la moins exposée au feu. Ils y parviennent, non sans casse, en une progression difficile, parfois en apesanteur , déjà munis de leurs combinaisons de vol. Ils atteignent enfin le flanc ouest, une zone préservée où se terrent des auxiliaires apeurés. Grâce à Gurvan qui agit à l'instar d'un chef, ils s'échappent du hall de décollage avec leurs Flèches, abandonnant la forteresse à l'agonie, préoccupés de trouver un asile afin de pouvoir continuer le combat ultérieurement. Peu de Géos les poursuivent, l'ennemi étant occupé à mettre à mort la l'enorme base volante. Ils découvriront enfin une planète glacée, où, dans la zone équatoriale, subsiste une relais ennemi qu'ils réduiront et occuperont:
"Tout le monde eut l'air assez satisfait de retrouver un cadre de vie connu. Elle insista sur le fait qu'ils vivaient en commun et que les relations devaient obligatoirement être plus souples qu'à bord et termina en rappelant qu'il y avait beaucoup de place ce qui permettait à chacun de trouver un coin seul. Là, elle fut carrément applaudie. Ca se dégelait."
Le nettoyage de la place forte se fera pas à pas en des manoeuvres de fantassins, pendant que deux Flèches veillent à l'extérieur. Les bâtiments servent à l'approvisionnement des forces ennemies et sont régulièrement ravitaillés. Il s'agit donc d'ouvrir l'oeil pour éviter un désastre à venir. En attendant, les pilotes , trouvant des combinaisons chauffantes et des vivres, se ravitaillent et se reposent pendant que Gurvan, Sank et une jeune auxiliaire, Brodick, empruntent un véhicule d'exploration ennemi pour patrouiller le plus loin possible de la zone investie. C'est là, à plus de mille kilomètres de leur base, qu'ils trouvent des traces parallèles, prouvant qu'il existe encore  des ennemis qu'il importe d'annihiler. Et c'est à ce moment-là que des missiles, traversant le ciel, se dirigent vers leur relais...



couverture du roman "Sergent-pilote Gurvan"
couverture du 1er volume de cette série parue dans la collection "Anticipation"
 
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