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Dix secondes avant l'explosion

les oeuvres > MENACES ET GUERRES NUCLEAIRES

Dix secondes avant l’explosion par Pat Frank, Presses Internationales éd., 1961, coll. « Inter-Espions »  N°17, 1 vol. broché, in-12 ème , 140pp. couverture muette. roman d’expression anglaise (USA)
1 ère  parution : 1961   titre original : Forbidden Area
menaces et guerres nucléaires


Pat FRANK

(1908-1964) De son vrai nom Harry Hart FRANK. Ecrivain américain de science-fiction et de politique- fiction. Journaliste et consultant politique. A également écrit un essai: "Comment survivre à la bombe H et pourquoi."

Henri Hazen, qui deviendra plus tard fusilier-marin, flirte avec sa petite amie, la nuit, sur une plage de Floride. Il sera témoin de l’arrivée sur le sol américain de quatre espions russes, sans savoir qu’ils seront les déclencheurs d’un conflit nucléaire avec les USA. Tous les quatre, parfaitement formés à la vie américaine ont pour objectif de se fondre dans la foule, puis de se faire engager dans l’armée de l’air, de profiter de leur situation professionnelle pour saboter les B-99, gros porteurs seuls capables de contrer la flotte sous-marine russe envoyée en direction de l’Amérique.
L’un d’entre eux, le colonel Stanislaw Lazinoff, alias Stanley Smith, réussit particulièrement bien sa mission. S’étant trouvé un emploi d’aide-cuisinier à la base d’Hibiscus, il fournit aux pilotes les paniers-repas, ainsi que des bouteilles thermos piégées, destinées à exploser lorsque l’avion atteindra une certaine hauteur. Quatre appareils se perdent ainsi, provoquant dans la population américaine une réaction d’inquiétude, ce qu’escomptaient les Russes.
D’autre part, un groupe de veille militaire « Prévisions et desseins de l’ennemi », comportant des stratèges de tous bord dont notamment Katharine Hume, déléguée de la Commission de l’Energie Atomique, et Jesse Price, commandant de l’Armée de l’Air, après examen des événements, arrive à la conclusion que des saboteurs russes opèrent sur le territoire américain. Des signes non équivoques en provenance de la Chine, de Formose, d’Inde, qui décrivent une agitation soviétique grandissante, leur suggère l’imminence d’une guerre nucléaire :
«Etant donné l’importance que l’on doit attacher à la destruction de New-York ; le centre de finances, de communications et d’industries le plus complexe du monde ; des moyens spéciaux doivent être mis en œuvre. En complément des sous-marins, deux remorqueurs de haute mer chargés de bombes H devront pénétrer dans le port de New-York quelques heures avant le déclenchement des hostilités. Leurs équipages seront sacrifiés. Si la Marine Rouge considère que ce procédé ne risque pas de compromettre la sécurité des opérations d’ensemble, il peut également être utilisé sur des cibles de première importance telles que Boston, Baltimore, Philadelphie, San Francisco, Los Angeles et Norfolk. Le rapport estimait que l’attaque venant par mer tuerait quarante millions d’Américains, dont trente millions au cours des six premières heures. L’aviation Rouge devait se concentrer sur les bases aériennes américaines du monde entier et les anéantir en un parfait synchronisme. »
D’après le groupe, l’événement aura lieu une veille de Noël.
Leur rapport « Prévisions d’actions militaires russes », censé prévenir les USA, est mis au pilon par le général Clumb, leur chef de projet et incapable notoire. Le groupe est dissous. Ils décident de ce fait d’avertir directement les autorités compétentes, chacun selon sa sphère d’influence. En pure perte.Heureusement, l’un de membres, Félix Frombourg, appartenant au FBI, aura à traiter l’affaire du banquier Robert Gumol, en déplacement à La Havane, à qui l’on a volé une forte somme d’argent. Après interrogatoire, Gumol s’avère être un contact russe en cheville avec les saboteurs, et l’argent celui d’une banque soviétique. Il livre le nom de Stanley Smith.
Pris la main dans le sac, le saboteur est arrêté par Jesse Price. L’état-major, enfin convaincu de la réalité de la menace, fait décoller les B-99 qui bombardent la flotte russe, marquant l’arrêt de l’invasion. Les conséquences immédiates provoquent un remaniement gouvernemental à Moscou. Les espions russes seront fusillés.
Un petit roman dans la tradition de la guerre froide. D’une lecture agréable, le récit va à l’essentiel. En auteur éprouvé, Pat Frank signe une histoire menée tambour battant, avec une grande économie de détails.


couverture du roman "Dix secondes après l'explosion"
couverture de l'édition française parue dans une collection policière populaire
 
 
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