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Départ pour l'avenir

les oeuvres > MENACES ET GUERRES NUCLEAIRES

Départ pour l’avenir par Jean-Gaston Vandel, Fleuve Noir éd., 1955, coll. « Anticipation » N°56, 1 vol. broché, in-12 ème, 185pp. couverture illustrée par Brantonne. roman d’expression française
1 ère parution : 1955
menaces et guerres nucléaires


Jean-Gaston VANDEL

Pseudonyme bicéphale de Gaston VAN DEN PANHUYSE et Jean LIBERT)  Deux écrivains belges de roman populaire, auteurs-phare du Fleuve noir dans la série "Anticipation". Ils ont également écrit de nombreux romans policiers sous le pseudonyme de Paul Kenny et crée le héros "Coplan"
Gaston VAN DEN PANHUYSE: (1913- 1981) Est d'abord officier dans la marine marchande, puis ingénieur du son, enfin journaliste scientifique avant de s'associer avec Jean Libert
Jean LIBERT: (1913-1995) .  Ecrivain, poète. Débute avec des romans de moeurs dans la littérature généraliste.
(réf: "Dcitonnaire des littératures policières - Mesplède)

La situation sur terre est compromise. Le niveau de radioactivité, lié à l’utilisation du nucléaire civil ou militaire provoquera dans un futur proche la disparition de l’humanité:
«L’usage sans frein de l’énergie nucléaire a pollué l’atmosphère. L’eau des océans est contaminée, le sol lui-même a été progressivement rendu radioactif par les pluies chargées de particules. Les rivières charrient des déchets de piles atomiques,  les poissons ont été les premières victimes de notre super-industrialisation. Puis ce sont les oiseaux qui ont succombé en masse, à tel point que les rares survivants sont considérés comme des reliques. Les cris d’alarme lancés par les biologistes n’ont pu enrayer le développement monstrueux des armes atomiques : quelques bombes thermonucléaires expérimentales ont empoisonné davantage la surface du globe qu’un siècle d’utilisation pacifique de cette énergie terrifiante. Et puis, on ne pouvait plus revenir en arrière, étant donné l’épuisement des autres ressources : pétrole et charbon. »
Ce moment se trouve encore plus proche que ne le suppose Baird, Président des Etats Fédérés, puisque, dans un délai très court, une recrudescence du rayonnement photonique en provenance du Soleil provoquera l’émergence d’un taux létal de radiations. Déjà, avant ce terme fatal, Baird, avec son conseiller Gurnee, avait décidé la mise en place d’un plan qui consisterait à lancer dans l’espace une trentaine  d’enfants des deux sexes, germe ultime de l’humanité :
"Depuis deux ans, des enfants des deux sexes sont élevés dans un laboratoire secret. Des précautions inimaginables ont été prises pour qu’ils ne soient jamais soumis à des radiations d’une intensité trop élevée. L’air qu’ils respirent, les aliments qu’ils ingèrent, leurs vêtements, leurs jouets, les infirmières qui les approchent, tout est systématiquement décontaminé. Ces petits êtres, qui sont tous des orphelins, ont été sélectionnés tant au point de vue physique qu’au point de vue mental. Ils portent en eux les caractères les plus précieux de la race humaine. C’est ce groupe d’enfants qui doit être transféré sur une autre planète, hors d’atteinte des hommes, pour qu’ils bâtissent une humanité nouvelle. » (cf. Naufragés des galaxies)          
Le plan s’articule autour de plusieurs éléments, tous essentiels. D’abord avec la présence d’hommes intrépides comme Flint, le pilote de l’astronef censé emmener les enfants,  ou Boris, seul navigateur compétent pour les guider à travers le sub-espace. Flint et Boris étaient revenus d’un voyage d’exploration spatiale préliminaire dans la galaxie M33 où ils avaient découvert une planète semblable à la Terre, baptisée Génésia, apte à accueillir les petits rescapés. Ils y avaient laissé le professeur Breker qui devait y aménager une base préalable. Au retour, tous les passagers de la fusée, à l’exception des deux hommes, avaient été soumis à un lavage de cerveau afin de préserver le secret de cette découverte. Maintenant était venu le moment où Flint et Boris devaient à nouveau piloter le « Galax » vers l’unique asile de l’humanité future.
Ensuite, par les enfants eux-mêmes qui, en compagnie d’adultes responsables –mais non au courant du projet final- avaient été élevés  dans un milieu préservé de toute radioactivité. A Fort Drum, en plein désert, à six cents mètres sous terre, l’on avait aménagé une ville, une « Arche», avec jardins, bibliothèque, piscine, ainsi que tout le confort possible pour rendre la vie des enfants non seulement utile mais encore agréable.
Tout pourrait donc se passer comme prévu, s’il n’y avait eu l’infime grain de sable capable de gripper la machine.Simon Lhermite, alias Kossuth, enlève Ron Harlow, l’administrateur de l’armement sidéral dont dépend le Galax, dans le but de soutirer à ce responsable tous les renseignements concernant la fusée et son prochain départ. Comment le bandit était-il arrivé à la conclusion que peu d’êtres humains échapperaient à l’embrasement final ? Tout simplement parce que lui-même avait fait partie de la première équipe d’astronavigateurs embarqués, et que chez lui l’anamnèse n’a pas bien fonctionnée : il se rappelait de chaque détail ! Par la suite, sa fonction de commissaire  général de la police en Amérique du Sud, à Chihuahua, lui avait permis, grâce aux diverses données collationnées, d’envisager l’avenir plus qu’incertain de notre planète. Il a donc décidé de partir lui aussi avec le Galax. Prêt à tout pour survivre, il avait réuni une bande de malfrats –qu’il abandonnerait en fin de parcours-, fomenté des troubles en de nombreux points du monde, révolutions ou émeutes
« Une tache noire aux contours mouvants couvrait les pelouses de la Place de la Constitution et s’étirait dans les rues adjacentes. Vu de haut, ce grouillement humain ressemblait à une colonie de fourmis affolées. Au moins dix à quinze mille personnes se pressaient là sur une surface réduite. A  n’en pas douter cette vague allait déferler vers le building de la 12 ème Division et le saccager de fond en comble. E puis l’anarchie s’installerait, la ville deviendrait le théâtre de sombres atrocités jusqu’au moment où une paix éternelle s’appesantirait sur les décombres. »
Enfin, enlevant Boris, cheville ouvrière du plan, il exercera le chantage de la dernière chance sur Baird, l’obligeant à céder,  malgré la vigoureuse réaction de ce dernier, qui, ayant interdit de vol tous les spationefs, et fait protéger le Galax par l’armée, avait également fait réprimer des émeutes de plus en plus fréquentes, de telle façon qu’il put, malgré tout, faire acheminer rapidement et secrètement les enfants à bord de l’engin.
Avec l’arrivée de  Lhermite, traînant derrière lui Boris, le Galax décolle enfin.  Mais ce que ne savait pas le brigand c’est que, une fois arrivé à bon port et les enfants livrés à Breker, Flint avait pour mission ultime de faire sauter la fusée , avec à son bord tous les adultes, rien ne devant venir polluer la nouvelle humanité.
Une aventure serrée autour d’une idée-force, écrite avec la «patte » et la conviction littéraire d'un Vargo Statten, soutien de la science-fiction populaire anglaise. Récit qui s’inscrit dans une série publiée au Fleuve Noir (« Naufragés des galaxies », « Départ pour l’avenir », « les Voix de l’univers») et dont seul le deuxième volume nous intéresse quant à sa thématique. L’auteur y prévoit l’extinction totale de l’espèce humaine due à l’usage immodérée des produits radioactifs, crainte encore partagée aujourd’hui par bon nombre de nos contemporains.



couverture du roman "Départ pour l'avenir"
cet homme-arbre mutant n'est-il pas effrayant? Voilà ce qui nous attend avec la menae radioactive
 
 
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