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Danse macabre

les oeuvres > SOCIETES POST-CATACLYSMIQUES 1

Danse macabre par Richard Matheson pp.64-85, Livre de Poche éd. , in " Histoires de Survivants " grande anthologie de la SF, 1983, 1 vol. broché , in-12 ème , nouvelle d’expression anglaise (USA)
1ère parution: 1983 titre original: Dance of the dead
sociétés post-cataclysmiques 1


Richard MATHESON

(1926-) Ecrivain américain de SF et de suspense. Après des études de journalisme, se tourne vers la  littérature. Ses deux premiers romans deviennent célèbres. Scénariste pour des séries télévisées (4ème Dimension, Star Trek). Auteur de plus de 200 nouvelles dans le domaine du suspense, du fantastique, du policier, de la SF. Récompensé par de nombreux prix, dont le Hugo. Considéré comme un classique.

Le récit nous convie à un rite d’initiation à la sexualité adulte de quatre jeunes gens: Len, Barbara, Pud et Peg, âgés de 18 à 24 ans.
Peg est une petite oie blanche qu’il s’agit de débrider. Hurlant des slogans à la mode en cette année 1987, ils foncent vers Saint Louis à 200 km à l’heure dans leur puissante roto-moteur, se piquent au " vibrant ", afin de se stimuler, et  n’oublient surtout pas leur masque à gaz dans les faubourgs de la ville  aux immeubles ravagés par la guerre.  Tout en buvant des " paludes vertes ", à l’alcool très fort, ils assistent à la danse du " néozon " ou P.N.Z. , Phénomène du Néo-Zombie:
" Peggy ne peut plus respirer. Elle reste collée à sa chaise, les lèvres arrondies d’épouvante silencieuse, le sang lui battant aux tempes, tandis qu’elle voit le néozon pivoter une nouvelle fois, battant l’air du fléau blanc de ses bras. La lividité terrifiante de son visage tombe vers Peggy quand le néozon revient se heurter à la barre, à hauteur de taille, et se pencher par-dessus. Le masque de blancheur lavée de lavande reste suspendu au-dessus d’elle, les yeux sombres s’ouvrent spasmodiquement en un regard figé et hideux. Peggy sent le sol bouger sous elle, la figure livide s’embrume de ténèbres, puis reparaît dans un éclatement lumineux. Les sons s’enfuient, chaussés de cuivre, puis lui pénètrent de nouveau le cerveau, en cacophonie visqueuse. "
La guerre bactériologique a eu des effets secondaires curieux: elle a contaminé hommes et femmes en faisant d’eux des zombies, cadavres animés au son de la musique et qui servent d’attraction dans les boîtes de nuit " branchées ". L’horrible spectacle fascine Peg qui, ce soir-là, avec deux paludes vertes supplémentaires, jettera sa virginité aux orties.
Une nouvelle brève et dense, au talent littéraire sûr. Entremêlant description d’horreur, slogans publicitaires et analyse psychologique, Matheson brosse le tableau vigoureux d’une société future proche et amorale, en quelques traits puissants. Du grand art!


couverture de l'anthologie "Histoires de survivants"
couverture de l'anthologie dans laquelle a paru notre nouvelle
 
 
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