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Comment la flotte allemande fut détruite...

les oeuvres > LES GUERRES FUTURES 1

Comment la flotte allemande fut détruite par la flotte française en l’an 19… par Adrien Perret, extrait de " la Marine allemande à la onzième heure ", in " l’Echo de la Semaine " N°132, revue populaire illustrée du 8 mars 1891. nouvelle d’expression française. rééditée in " le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne " N° 23, juillet - septembre 1999
1 ère  parution : 1891
guerres futures 1

Adrien PERRET

(1869-1943) Officier de marine français. Commandant les torpilleurs et sous-marins d eToulon. Chevalier de la Légion d'Honneur.

La bataille navale qui décida du sort de l’Allemagne se déroula près de Héligoland et dura deux nuits sans que la victoire ne fût acquise. L’approche de l’escadre française provoqua l’affolement dans les villes portuaires du nord de l’Allemagne et des conséquences telles que durant toute la nuit les cuirassés français furent torpillés dans un déluge de fer et de feu :
« Partout, les eaux sont sillonnées des noirs engins de guerre : les torpilleurs français croisent les torpilleurs allemands ; la lumière électrique –en jets irradiants et capricieux- fraye le chemin. La mêlée est sinistre. Des cris d’agonie montent des navires qui tournoient, engloutis par l’abîme. »
Au matin, l’escadre française passa à l’action, bloquant le port allemand de Jade qu’elle arrosa copieusement :
« Un pâle soleil, apparu dans le ciel livide, illumine le Jade. Les navires désemparés gisent sur la grève, avec des corps d’hommes confondus, sanglants, mutilés. Des épaves s’en vont sur la surface souillée des eaux. Les Français ravitaillent leur flotte, ensevelissent leurs morts dans l’insondable tombeau des flots, réparent leurs avaries et prennent les dernières dispositions pour l’attaque. »
Malgré une résistance allemande désespérée, le port de Wilhelmshafen eut aussi à subir d’intenses  bombardements.
Dans l’épouvantement de la pluie de feu, des incendies, de la population qui s’enfuit, les Français arrachèrent une victoire à la Pyrrhus. L’affrontement décisif eut lieu au-delà du détroit de Skagerat, vers le Sund et Copenhague, où les Français seront accueillis avec enthousiasme. La sanglante bataille navale près de l’île de Langenland, suivi d’un projet de débarquement à Kiel, ébranla l’Allemagne pour longtemps et décida de la victoire finale.
Une courte et réaliste nouvelle centrée sur la marine allemande considérée comme la plus forte d’Europe avant
1914.


couverture du numéro 23 du "Bulletin des amateurs d'anticipation ancienne"
couverture du fascicule - seule réédition connue de la nouvelle
 
 
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