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Aux quatre vents de l'univers

les oeuvres > LE DERNIER HOMME

Aux quatre vents de l’univers par Frank Dartal, Fleuve Noir éd., 1979, coll. " Anticipation " N°939, 1 vol. broché, in-12 ème , 220pp. couverture illustrée par « Young artists »  roman d’expression française
1 ère  parution : 1979
le dernier homme

Frank DARTAL

(1920-) romancier français de science-fiction. Auteur de nombreux romans au "Fleuve Noir"

Jim Shar, brillant et jeune  lieutenant, est enlevé par un savant de réputation mondiale exaspéré par les relations du susdit avec sa femme, qui le mène en une base souterraine où il règne en maître absolu. En le droguant, son but est de l’utiliser comme cobaye, le plongeant en un bain qui dissocie son corps pour le reconstituer une dizaine d’années plus tard, lorsque les menaces de guerre nucléaire se seront évanouies. Un robot sophistiqué veillera sur Jim au cas où lui, Muldauer, aurait disparu. Les résultats de l’expérience dépassent ses espérances :
« -Le temps, murmura-t-il. J’ai un peu trop volontairement oublié le temps. Combien de temps s’est-il écoulé ?
-Depuis quand, monsieur, demanda une voix dont le diaphragme semblait déréglé.
Surpris, Jim s’arrêta et regarda autour de lui. Rien, aucun robot en vue. Il se trouvait maintenant au seuil d’un large couloir, très long, sur lequel donnaient une centaine de portes environ. Probablement celles des appartements. Et la voix qu’il venait d’entendre était celle d’un ordinateur domestique.
-Depuis la destruction du centre, répondit-il machinalement.
La réponse lui parvint comme un coup de massue.
-Pas beaucoup plus de dix mille ans, monsieur. »
Quelque chose s’était détraquée. Prisonnier d’une électronique qu’il lui faudra reprogrammer, dans une base profondément enfouie et dont il ne peut sortir, Jim constatera qu’à la surface, la guerre nucléaire que l’on craignait tant, a dévasté l’environnement traditionnel en transformant profondément la nature par le biais de mutations.
Ici, en sûreté comme dans un cocon, choyé par des ordinateurs qui répondront à toutes ses sollicitations, Jim n’aurait qu’à se laisser vivre. Pourtant, les temps se profilent où l’envie lui prend de sortir. Avec l’aide de Joe, le robot, rampant dans une canalisation désaffectée, il surgit à la surface couverte par une forêt démesurée dont les arbres atteignent deux cents mètres de haut. Cette flore mutante va de pair avec la faune. Si l’humanité est absente de ce monde, d’autres animaux, devenus intelligents, ont pris le relais, dont les rats (appelés les « Donovan »). Gagnés par le gigantisme, ils ont évolué jusqu’à devenir présentables :
« Sous cette clarté, il pouvait mieux voir son compagnon. Il arrivait à s’y faire. Si bien même qu’il ne voyait plus les différences. Il ne faisait plus attention à ses yeux ronds, ses oreilles courtes, décollées, son pelage grisâtre et surtout ses vibrisses qui lui servaient de moustaches. »
Triss, le Donovan lui sauve la vie. Shar se laissera guider par lui. Prenant la voie des airs, le long de branches immenses, Triss le conduit vers une route, sans doute construite par des humains, qui traverse cette région hostile, et d’où il pourrait gagner une cité encore fonctionnelle.  Triss ayant disparu, Jim affrontera seul deux « chasseurs de viande », des humains rusés et criminels qui traquent les Donovan. Par eux il apprendra que tous les humains ont quitté la planète à travers un mystérieux « Passage » ne laissant derrière eux que des dégénérés ou fauteurs de trouble éventuels. Jim désire absolument atteindre ce Passage pour rejoindre ses frères car cette planète lui est devenue totalement étrangère.
Au long de sa quête, il sera guidé par un robot resté en veille le long de la route. parvenu enfin dans la cité, mené devant le Passage – dont on saura rien puisqu’il est environné d’une brume épaisse – Jim Shar se rendra de « l’autre côté », abandonnant sa propre chair pour se mêler à ses frères humains dispersés « aux quatre vents de l’univers »
Un ouvrage lisible qui offre des descriptions assez fouillées d’une nature hostile, se terminant en apothéose mystique inattendue.


couverture du roman "Aux quatre vents de l'univers"
couverture de ce roman paru au "Fleuve Noir"
 
 
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