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Apocalypse-snow

les oeuvres > LA NOUVELLE GLACIATION

Apocalypse-Snow par J.Ch. Bergman, Fleuve Noir éd., 1980, coll. "Anticipation", N° 0993, 1 vol. broché, in-12ème, 220 pp. couverture illustrée. roman d’expression française. critique in « fiction » N°160
1ère parution: 1980
la nouvelle glaciation


J.Ch. BERGMAN

est le pseudonyme de Christian MANTEY (1941-) écrivain français de science-fiction, de policiers et de fantasy. A publié au Fleuve Noir et produit pour les éditions Gérard de Villiers.  A aussi supervisé toute la série des JAG sous le pseudonyme de Zeb Chillicothe.

Ici, le roman-catastrophe est le prétexte à une banale aventure. Nous sommes à la veille de l’an 2000. La neige tombe, le froid sévit sur tout le pays (il s’agit de l’Amérique). Une nouvelle glaciation s’installe. Pourquoi? L’on n’en sait rien. Mais cela n’a  pas grande importance puisque le but du récit est de nous présenter les actions d’un groupe de personnages.
Voyageant à bord d’un train de luxe pour gagner la Californie, seule région préservée de la neige et du froid, ils se retrouvent bloqués dans un blizzard, à la frontière du Nebraska. Les héros se sentent perdus dans le froid lors de cette panne inopinée et généralisée du système électrique. Sous l’influence virile de Dragna,  le petit groupe , plutôt que d’attendre le dégel à bord du train ,  décide de gagner à pieds Merrit , seul  hameau proche porté sur la carte.
Lorsqu’ils y parviennent ils y découvrent la mort. Le village a été frappé de plein fouet par une malheureuse expérience militaire, la centrale de Harrisbourg étant proche. Les villageois sont tous morts ou du moins ils le paraissent puisque l’auteur nous affirme que leurs âmes rôdent encore, désorientées, dans les environs. D’ailleurs un médium est là pour confirmer ses dires.  Intrigués par une cheminée qui fume, des militaires reviennent dans le village pour parachever leur oeuvre de destruction, effacer toute trace de vie et brûler tout ce qui bouge, nul ne devant colporter la mauvaise nouvelle qu’un Etat serait susceptible de commettre des erreurs.
Tous les membres du groupe meurent, flambés comme de vulgaires poulets, un par un, emportant avec eux, définitivement un secret qui n’aurait jamais dû être dévoilé. Quant aux âmes des habitants de Merrit, elles " errent " encore aujourd’hui...
" Comme un automate, Dragna se mit en route. Il enfila le collatéral droit sur toute sa longueur, gagna le porche, atteignit la sortie sans être inquiété. Dehors , il retrouva la neige, le vent. Pour la première fois depuis longtemps, il eut froid. Des yeux, il fouilla la nuit, aperçut bientôt trois parkas blancs qui marchaient vers lui. Les mains vides, bien écartées du corps, il alla à leur rencontre. Un projectile plastifié le cueillit à la pointe du menton et il bascula instantanément dans un néant qui n’avait plus de secrets pour lui. Il était exactement minuit. "
Un récit fourre-tout, où l’on retrouve pêle-mêle, la nouvelle glaciation, la déprime de l’an 2000, l’idée de l’Etat-assassin, les " corps astraux " chers à la littérature spirite. L’intérêt du récit est focalisé sur une intrigue policière microscopique mettant en scène de bons révolutionnaires (du moins on les soupçonne comme tels) se battant contre un Etat qui ne dit pas la vérité (En connaissons-nous un seul ?)   Un livre d’un intérêt mineur, valable (peut-être) pour ceux (peu nombreux nous l’espérons) qui confondraient la littérature de science-fiction avec l’alimentaire des kiosques de gare.


couverture du roman "Apocalypse-snow"
couverture du roman paru dans la défunte collection "Anticipation"
 
 
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